mercredi 23 juillet 2008

En août la saison amériendienne reprend dans le Nord Pas de Calais


Retour d'amérindiens du Québec cet été avec un grand temps fort à Arras le 15 août prochain et la mise en place d'un village de 6 tipis, des ateliers, tout cela encadré par 6 amérindiens venus spécialement pour l'événement.

vendredi 28 mars 2008

Dominique Rankin

Voici le planning de Dominique Rankin qui vient en Europe en avril prochain :
du samedi 5 au lundi 7 avril : stage en région niçoise
mardi 8 avril : conférence à Lyon
du vendredi 11 au dimanche 13 avril : stage à Mercurol (Lyon)
samedi 19 et dimanche 20 avril : stage à Saint George en Suisse
du vendredi 24 au dimanche 27 avril : stage en Normandie
mardi 29 avril : départ pour Montréal

mardi 29 janvier 2008

Musée du quai Branly, les Grands Témoins

Chaque mois, l'université populaire du quai Branly propose la rencontre avecles "Grands témoins", porteurs d'une expérience universelle et portés par leur biographie. Pendant deux heures, Hubert Prolongeau, Laure Adler ou Catherine Clément ont interrogé librement W. Richard West Jr. le 19 janvier dernier à 14h30.

W. Richard West Jr. est le fondteur et le directeur du National Museum of the American Indians, créé en 1989 sur décision du Congrès américain. D'origine Cheyenne et Arrapaho, il a consacré sa vie à travailler avec et pour les Amérindiens : il a ainsi exercé au sein de cabinets juridiques amérindiens et a travaillé pour de nombreux conseils tribaux. W. Richard West Jr. a ouvert le centre George Gustave Heye à New York en 1994, ainsi qu'un centre de ressources dans le Maryland qui abrite une vaste collection de 800 000 objets, et enfin, en 2004, un nouveau complexe à Washington. Diplômé de la Faculté de droit de Stanford, il a également été président de l'association des musées américains. (extrait de la brochure du Musée du Quai Branly)

jeudi 27 septembre 2007

Débats et rencontres au Musée du Quai Branly à Paris

"Une histoire mondiale de la colonisation" Ce cycle abordera pour sa nouvelle saison des thématiques transversales à l’histoire mondiale de la colonisation.
Ainsi seront traités par des historiens reconnus, spécialistes de ces questions :

Mardi 4 décembre 2007, 18h30 : Les Français et le commerce des fourrures en Amérique du Nord (16ème – 19ème siècles)
(Jean-Pierre Poussou)
Professeur d'histoire moderne à l'université Pais IV-Sorbonne, Jean-Pierre Poussou est spécialiste de l'histoire des 17e - 19e siècles. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le 18e siècle, ses révoltes et révolutions, et ses mouvements migratoires.

Mardi 11 décembre 2007, 18h30 : Histoire des Amérindiens du Canada
(Christian Feest)
Directeur du musée d'ethnologie de Vienne depuis 2004, Christian Feest est anthropologue, spécialiste des Indiens d'Amérique du Nord. Il a enseigné à l'Université de Vienne et de Francfort et a été commissaire de l'exposition "Premières Nations, collections royales" qui a eu lieu au printemps 2007 au musée du quai Branly.


Portrait du chef Ee-ah-sa-pa (Roche Noire), commandé par le roi Louis-Philippe à la suite du spectacle de danses présenté par la troupe indienne de George Catlin au Louvre en 1845 © musée du quai Branly, photo Patrick Gries / Bruno Descoings

jeudi 30 août 2007

ateliers et contes autour du feu à Petite Foret vendredi 24 aout 2007

Toute la journée, les enfants de Petite Forêt ont pu réaliser avec Kristel des capteurs de rêves, et en soirée, Jacques a pris le relai autour du feu pour un temps de chants et de contes... L'occasion pour Jacques de retrouver les mâts de la Fraternité qu'il avait réalisés avec les enfants l'an dernier. Voici quelques photos :











Alanis Obomsawin, cinéaste abénakise

C'est en cherchant sur le net que je suis tombé sur des archives présentant cette cinéaste qui était l'invité de l'émission du lundi 28 mars 2005 sur France Culture dans "Tout un monde". Un personnage à découvrir

Koli-la-wato - celle qui rend heureux - est le nom abénaki de cette chanteuse, conteuse, cinéaste, qui a filmé pendant plus de 30 ans la tragique réalité amérindienne. La volonté de dénoncer l’injustice, de faire comprendre de l’intérieur l’histoire des rapports entre blancs et amérindiens, a structuré cette œuvre exemplaire, produite tout entière au sein de l’Office National du Film du Canada. Un hommage lui a été rendu au 21° Festival international des films de femmes de Créteil.
Toutes sa filmographie sur wikipédia ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alanis_Obomsawin

poèmes

Joseph Bruchac est l’auteur aussi bien de récits de fiction que de poésie. Il a également recueilli les contes des peuples Iroquois et Abenaki dont le fameux : Thirteen Moons on The Turtle’s Back. Récompensé par un prix littéraire, il apparaît, en tant qu’auteur ou co-auteur, dans plus de cinq cent publications et dans une bonne soixantaine de livres. Il a fondé avec sa femme Carol la maison d’édition The Greenfield Review Press, et il est le directeur de la revue littéraire The Greenfield review. Son travail d’éditeur et de revuiste ont débouché sur des ouvrages d’anthologie. Il aime aller à la rencontre des artistes comme lui, d’ascendance Indienne En effet Joseph Bruchac est certainement aux U.S.A. celui qui connaît le mieux la poésie Indienne et ses auteurs, en cela il est leur plus ardent défenseur. Il vit au pied de la montagne Adirondack, dans la ville de Greenfield, dans le nord de l’état de New-York, dans la maison où ses grands parents maternels, membres de la nation Abenaki, l’avaient élevé. Malgré des ascendances Anglaises et Slovaques, il affirme que c’est son héritage Indien qui l’a le plus nourri.

En 2003-2004, Joseph a vu édités deux recueils de poèmes (éditions West End Press) : NDAKINA (notre terre en langue Abenaki) et ABOVE THE LINE.

En mars 2005 paraît un roman, intitulé CODE TALKER, retraçant la participation des Indiens Navajo à la deuxième guerre mondiale, notamment dans le codage des messages secrets de l’armée , à travers la vie d’un jeune héros de 16 ans.

Joseph Bruchac, est le plus ardent défenseur de la littérature Indienne sur le sol Nord-Américain. Il dédie son recueil NO BORDERS ( dont sont extraits les trois poèmes) à tous ceux qui pour regarder la terre n’ont pas recours aux cartes. Ces textes tout droit tirés de son héritage Abenaki, sont un témoignage mais aussi une réflexion sur la notion de frontière : un terme cher au mythe de la conquête de l’ouest qu’il convient de remettre en question sous l’éclairage des événements mondiaux contemporains.

Ce livre est tout à fait représentatif de ce qu’on appelle aujourd’hui " littérature Indienne " : ni description de la déchéance de certains de leurs frères, ni trahison de leurs cultures orales, mais bien émergence d’une écriture littéraire résolument consciente d’une identité riche et bien vivante. Cependant attention ! les auteurs Indiens ne veulent pas être enfermés et réduits à ce simple et terrible adjectif d’indien, ils s’adressent à tous les humains sans distinction de culture ou de couleur. Rappelez-vous : aucune frontière, pas d’étiquettes, pas de tiroirs mais l’ouverture du cœur.

Recueil traduit par Béatrice Machet et disponible aux éditions VOIX , collection " vents contraires.


ST. FRANCIS ET LE LOUP
Quand St-Francis sortit
de la cité fortifiée
le gris de l’aube le poursuivait comme il poursuivait tous ceux dont la foi était faible
et qui suivaient, hésitant déjà à s’enfuir,
moins confiants que lui,
il ne demandait aucune protection
exceptée celle de sa prière
aux Dieux de la création.
Le loup vint de la forêt,
les épaules basses, la tête baissée.
Bien que les hommes le disent cruel
il portait leurs blessures.
Il avait vu la fraîche fumée
s’élever de leur abri,
il avait regardé sa partenaire tomber
à cause du trait rapide de l’arbalète.
Quand St-Francis regarda
le loup dans les yeux
il sut que ne s’y trouvait pas
la couleur de l’enfer
non plus que le cramoisi du sang
mais au contraire ils étaient pleins
de la flamme de la liberté,
brillante comme un soleil levant.
Il posa ses mains
sur la grosse tête du loup
de la manière dont un autre homme
aurait caressé un calice.



QUATRE

(en opposition au chiffre trois, à la trinité du monde Chrétien n.d.t.)

Quatre est le chiffre
de la création,
les quatre grands parents
qui ont bercé nos souffles.
Quatre est l’équilibre
des directions :
nouvelle aube à l’est,
haleine chaude du sud,
rouge crépuscule à l’ouest,
chevelure blanche de notre aîné le nord.
Quatre est la parenté
entre les bras
de la terre et du ciel
la logique du croisement des chemins
au contraire du triangle –
pyramide hiérarchique
son élite au sommet aiguisé
pendant qu’au dessous la multitude
accablée par le poids
est incapable de tenir debout.
Quatre est la magie,
le choix fait pour partager
nos vies avec
les durables anciens,
Feu et Terre,
Eau et Air.


LUNE DU SIROP D’ERABLE

Quand la neige commencera juste à disparaître,
à l’orée de nos bois nordiques,
les érables encore une fois nous apporteront,
montée de leurs racines, une douce sève.
Une histoire Abenaki racontait ceci :
Une fois, les érables versèrent du pur sirop.
Tout au long de l’année, il suffisait de casser un rameau
pour remplir votre coupe en écorce de bouleau.
C’était si facile, les gens en devinrent paresseux.
Ils se contentaient de s’allonger sous les arbres,
la bouche ouverte, et de boire toute la journée.
Glooskap, le géant qui aidait le peuple,
vit que c’était là mal faire, et donc il mit en réserve
beaucoup d’eau dans chaque érable.
Et depuis ce jour, ce n’est pas aisé
de faire notre récolte auprès des arbres.
Nous faisons bouillir quarante litres de sève
pour n’obtenir qu’un seul de sirop d’érable.
Mais bien que Glooskap l’ait durci,
ce travail rend le goût de notre sirop bien meilleur.

USE PAR LA PLUIE

Tenant le fusil de mon père dans la main gauche
je le fais passer dans la fumée de *sweetgrass,
puis mets la cartouche remplie d’un calibre six pour oiseaux
au contact de la blessure dans ma chair qui ne se refermera pas.
Il fait sombre, les nuages sont en selle sur une lune affamée
trois jours après sa plénitude, pas un souffle de vent,
j’enfonce la cartouche dans la chambre
puis lève la crosse à mon épaule.
Je pointe le canon vers le ciel endeuillé,
en direction du sud-est , puis je dis
Grand Père*, j’envoie ceci de l’endroit
où il est venu, que la guérison commence.
Le bruit sourd de la détonation résonne dans mes oreilles.
L’odeur de cordite est aussi douce que celle du silex frappé
et quelque part, après ce tonnerre, décrivant une courbe,
une étoile verte en colère tombe.
Cette nuit, cinq hivers après son décès,
Je rêve encore de la voix de mon père.
Takwanipihisan, dit-il. Un guide
lui avait donné ce nom dans le Nouveau monde.
Et maintenant apparaît
celui des temps anciens, la promesse des temps de paix,
celui dont le nom fut donné par Le Peuple De L’Aube,
parce qu’il parle des couleurs du ciel


takwanipihisan " Manteau Usé Par La Pluie . "
* Sweetgrass : herbe sacrée que les Indiens brûlent afin que sa fumée purifie. Nom scientifique : Hierochloe Odorata


Grandfather : mot utilisé pour les invocations au ciel. Les Indiens disent familièrement Grand-Père le ciel, Grand-Mère la lune.

LES ANGLES


Aux coins des rues
devant les magasins de boissons alcoolisées
les gens s’appuient au mur
dans des volutes de fumée
que le vent pousse
au bout du monde
Dans ces angles aigus
ils oublient un monde
qui une fois fut rond
et, hors de leur conscience , ce vent
les emporte par dessus une limite
plus tranchante et plus impitoyable
que les éclats de verre
de la bouteille qui tombe
et brise les ailes de l’Oiseau Tonnerre.


Les oiseaux Tonnerre, ou l’Oiseau Tonnerre est une émanation du grand Esprit, dite puissance rouge chez les Sioux. Rêver de L’Oiseau Tonnerre est une vision très puissante qui détermine un grand changement dans la vie d’un homme, voire dessine sa destinée . N.d.t.

mardi 28 août 2007

cloture de Lille Ranch, samedi 18 aout 2007

Samedi 18 aout dernier, Jacques Newashish est revenu tout spécialement du Québec pour animer une journée sur le site de Lille Ranch, journée un peu spéciale s'inscrivant dans le week-end de clôture de Lille Ranch. Beaucoup de monde a ainsi pu profiter de la présence de Jacques pour découvrir la culture amérindienne et réaliser deux superbes mâts de la Fraternité. "Je ne m'attendais pas à trouver des animations de cette qualité en venant à Lille Ranch" dixit une mère de famille qui avait inscrit ses enfants aux ateliers de réalisation des mâts de la Fraternité, et une des dernières à partir après la prestation contes et chants de Jacques. En souhaitant que l'an prochain, d'autres actions puissent se mener avec cet événement qu'est Lille Ranch, un grand merci aux équipes de Lille et de l'UCPA qui ont permis à Jacques de revenir dans le Nord.










vendredi 17 août 2007

lille ranch

mercredi 1 août 2007

escale à Auxi-le-Chateau le 23 juillet 2007

Le centre de loisirs d'Auxi-le-Château (directeur, Monsieur Oudin) a accueilli l'escale amérindienne durant toute une journée avec Jacques Newashish et Kristel Ikce Lowan comme intervenants. Une centaine d'enfants ont pu participer aux différents ateliers.
Le tipi installé dès le matin dans un coin de verdure.

La cérémonie d'élévation des deux mâts qui ont été réalisés par les enfants du centre s'est faite sous une pluie battante, mais le public était présent malgré tout, abrités sous leurs parapluies...

Village du monde à Lomme le 21 juillet 2007

Dans le cadre de la fête de quartier du Marais à Lomme, un village du monde a été mis en place pour faire découvrir aux habitants différentes pratiques culturelles : ateliers de danse (moring, danse africaine et indienne), animations calligraphie, création de marionnettes et chants amérindiens. La journée se concluant par deux concerts et un boeuf final. Ce village a été coordonné et imaginé par l'association Art, Culture & Développement, en partenariat avec l'association Marais création. Voici quelques photos de Jacques Newashish :


escale à Hornaing les 19 et 20 juillet 2007

Les 19 et 20 juillet derniers, le centre de loisirs d'Hornaing (école Langevin, directrice, Anne-Sophie MACAREZ) a accueilli une escale amérindienne où les quelques 300 enfants du centre ont eu la chance de rencontrer Jacques Newashish, Artiste de la Nation ATIKAMEKWS, et Kristel Ikce Lowan, référente régionale.
Le programme des deux journées comprenait le montage d'un Tipi, des ateliers de fabrication d'objets artisanaux (bracelets en perles de bois et d'os, capteurs de rêves), fabrication de 4 mâts de la fraternité, sensibilisation à la culture amérindienne, chants, petit spectacle la légende de Kokopelli (interprété par des enfants de Fresnes sur l'Escaut), cérémonie d'élévation des mâts et contes et chants au son du tambour... Un programme chargé et riche en émotions...


Transport des perches du tipi avec les enfants, sous la direction de Jacques Newashish.

Mise en place de la toile du tipi.

La dernière touche...


Et voilà, c'est monté !




Pendant ce temps, ateliers de fabrication de bracelets avec un autre groupe d'enfants, sous l'oeil de Kristel.


Concentration, concentration !




Explications sur la signification des mâts de la fraternité dans la culture amérindienne



Jacques au tambour...





Le lendemain, atelier avec les petits...



Et les plus grands...



Et on écoute Jacques et son tambour sous le tipi.


Cérémonie d'élévation des mâts de la fraternité réalisés par les enfants en fin d'après-midi.




Et la journée se conclue par la légende de Kokopelli interprétée par les enfants de Fresnes sur l'Escaut accompagnés par Kristel.

vendredi 13 juillet 2007

La légende de Kokopelli

Krystel Ikce Lowan, l'association Réussite amitié et l'association Art, Culture et Développement présentent le spectacle LA LEGENDE DE KOKOPELLI le vendredi 13 juillet 2007 à 15h30 à Fresnes-sur-l'Escaut.



Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes... Il y a plus de 3000 ans !

Symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie, Kokopelli est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur... Il est vrai qu'il possède la sagesse de l'âge !

La bosse de Kokopelli contient des graînes, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert...

Kokopelli chante et joue de la flûte, mais encore, il parle au vent et au ciel ! Il apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons...

VOILA DONC LE PERSONNAGE QUE LES JEUNES DE LA RESIDENCE BALLENGER VOUS PROPOSENT DE DECOUVRIR !

vendredi 29 juin 2007

Chris Eyre

Chris Eyre, jeune Indien issu des tribus Cheyenne Arapaho, est un membre actif de la " Native American Producers Alliance ", une organisation nationale à but non lucratif qui réunit des Indiens travaillant dans le cinéma ou la vidéo comme producteurs, scénaristes et réalisateurs. Son premier long métrage, " Phoenix Arizona " est aussi le premier film de fiction écrit, réalisé et coproduit par des Indiens d'Amérique.

PHOENIX ARIZONA (SMOKE SIGNALS)

1998 - Etats-Unis - 89 minutes - Avec Adam Beach, Evan Adams, Irène Bedard - Prix du Public et Prix des Réalisateurs Festival de Sundance 1998 - Version originale sous-titrée fronçais


Synopsis : Après une nuit très arrosée. Arnold Joseph est monté dans sa camionnette et a disparu on ne sait où, laissant derrière lui sa femme et son fils Victor, alors âgé de 12 ans. C'était le 4 juillet 1988, jour de la " Fête d'Indépendance des Blancs " et on ne l'a jamais revu à la Réserve d'Indiens de Cœur d'Alêne dan l'Idaho. Dix ans plus tard, la nouvelle tombe par téléphone : Arnold vient de mourir d'une crise cardiaque. Victor, à contrecœur, part en compagnie de son ami Thomas chercher l'urne renfermant les cendres de son père.

"j'espère que Phoenix Arizona sera un film important dans l'histoire de mon peuple. Et quand dans vingt, quarante ou soixante ans, lorsque nous aurons toute possibilité de raconter nos histoires au cinéma, les indiens se souviendront de mon film comme du premier parlant vraiment de nous. " Chris Eyre.

SKINS

2002


Synopsis : L'officier de police Sioux Rudy Yellow Lodge (Eric Schweig) lutte pour sauver son frère plus âgé, Mogie (Graham Greene), une ancienne star du football qui est revenue du Vietnam estropié et qui cherche à présent à noyer sa douleur. Cette histoire puissante sur la vie dans une réserve du Dakota du Sud est remplie d'humour et d'intégrité et peint des détails percutants de la vie des autochtones amérindiens.


SKINWALKERS

2002 - Etats-unis/GB - 100 minutes - Avec Harrison Lowe (Roman George), James Dalgam (Bister), Adam Beach (Jim Chee), Saginaw Grant (Wilson Sam), Nicholas Bartolo (Tommy Nakai)


Synopsis : Une légende de l'Utah prétend que les 'Skin Walkers' ou S Dubs, c'est-à-dire les esprits des Indiens assassinés reviendront se venger de ceux qui ne respectent pas leurs terres. Face à trois médecins assassinés, la Police Navajo est chargée de retrouver le ou les coupables. Le fait que les meurtres apparaissent comme étant le travail d'un Skin Walker n'aide pas vraiment la Police...

THINGS WE DO (1998), DOE BOY (2001), IMAGES OF INDIANS : HOW HOLLYWOOD STEREOTYPED THE NATIVE AMERICAN (2003), THIEF OF TIME (2004), A THOUSAND ROAD (2005), TAMING THE WILD WEST : THE LEGEND OF JEBEDIAH SMITH (2005), IMPRINT (2007)

mardi 26 juin 2007

bibliographie

L'art des Indiens d'Amérique du Nord - Christian Feest - Thames & Hudson - 1994
Etablit un classement par matériau et technique utilisés, couvrant un champ presque illimité : un millier de tribus et quelque deux cents langues différentes.

La civilisation des Indiens d'Amérique du Nord - Christian Feest - Könemann - 2000
A la découverte du quotidien des tribus indiennes d'Amérique du Nord, depuis les Inuits de l'Arctique jusqu'à la limite des civilisations avancées du Mexique. Cet ouvrage illustré de photographies actuelles et d'images d'archives nous plonge dans leur quotidien.

Quadratura Americana - Emmanuel Desvaux -Georg - Collection Ethnos - 2001
Cet essai défend la thèse selon laquelle la pertinence de l'anthropologie lévi-straussienne vaudrait avant tout pour l'Amérique, voire pour elle seulement. Selon l'auteur, Claude Lévi-Strauss serait resté prisonnier d'une conception traditionnelle du sémantique...


Premières nations, collection royales - Gilles Havard, Sylvia Kasprycki, Pascal Riviale - Musée du quai Branly – Réunion des musées nationaux - 2007
Ce projet permet de prendre conscience de l’intérêt profond porté par l’Europe pour d’autres régions du monde et la manière dont elle a préservé l’héritage culturel de l’humanité. L’ouvrage publié à cette occasion est une étude exceptionnelle des liens qui ont uni la France et l’Amérique du Nord dès le XVIIe siècle. Il s’attache particulièrement au regard porté, en France, sur des objets qui, après avoir été considérés comme des curiosités “sauvages”, sont ensuite devenus de véritables objets d’ethnographie.


Histoire de l'Amérique française - Cécile Vidal, Gilles Havard, Philippe Jacquin - Flammarion - 5 septembre 2003
La Nouvelle France née au début du XVII° siècle de l'immigration française, regroupa trois ensemble : la Louisiane, le Canada et les côtes de l'Atlantique Nord autour du fleuve Saint-Laurent.
Cet ouvrage les décrit spécifiquement, montrant les différences de vie, mais aussi l'unité de cet empire, symbolisé par l'esclavage et l'alliance avec les Indiens dans la lutte contre l'Angleterre.


Le pays renversé : Amérindiens et Européens en Amérique du Nord-Est, 1600-1664 - Denys Delâge - BORÉAL, Montréal - 1991

Indiens - Marie-Hélène Fraïssé - Chêne - 4 novembre 2004
L'Indien demeure le thème exotique le plus inusable du cinéma et de la littérature dite d'aventure. En imaginant et en "imageant" les sociétés amérindiennes conformément à nos hantises et à nos rêves, nous avons oublié qu'elles n'étaient, et ne sont, ni meilleures ni pires que les autres : différentes, nées d'une autre histoire, évoluant dans une dynamique propre. L'Indien des Plaines, sous sa coiffe emplumée hollywoodienne, n'a que trop souvent contribué (malgré lui, certes) à cacher la foule des autres peuples : chasseurs des forêts boréales, nomades des déserts californiens ou du Grand Bassin, commerçants de la côte du Pacifique, bâtisseurs de tumulus, mondes iroquoïens, puissances creeks et cherokees... On trouvera dans les pages de cet ouvrage un aperçu des très riches productions matérielles nord-amérindiennes : objets d'usage, objets sacrés, parures, outils, armes... On y feuillettera le vaste catalogue d'images nées de la Rencontre, où l'Européen, troublé, trahit son effroi, son ravissement. L'Indien, en une galerie de portraits antinomiques, y joue le rôle du cannibale, du cruel barbare, du noble sauvage, du sage, de la victime... En contrepoint, quelques données concrètes et transversales sur ces cultures tentent de cerner ce que nous savons - croyons savoir - d'elles.
L'auteure, spécialiste des civilisations amérindiennes, est productrice à France Culture.

jazz à contre-courant

Le 10 mars dernier dans l'émission de radio de Pierre Carles sur Radio France, il était question "d'Actualité amérindienne et d'histoire d'indiens amers"... Au programme, création contemporaine en jazz :

RISE UP TUSCARORA NATION - PIGEON DANCE par PURA FE ALBUM PURA FE : TUSCARORA NATION BLUES Dixiefrog DFGCD 8610 (Caroline du Nord, 2004)

RHUMBA MULTIKULTI par Don Cherry, Robert Huffman, Josh Jones avec Don Cherry (tp), Peter Apfelbaum (ts), Karl Berger, Allen Ginsberg (chœur) ALBUM DON CHERRY : MULTIKULTIA&M 395 323-2 (1989)

ROUND DANCE (tradition) Merle Tendoy, Edmond Tate Nevaquaya, ALBUM LEFT FOR DEAD Nato 112139 (1994)

LEFT FOR DEAD PART. 2 par Tony Hymas, Barney Bush avec Barney Bush (voc), Evan Parker, Jean-François Pauvros, Jonathan Kane (dm) Merle Tendoy, Edmond Tate Nevaquay

SAGA OF THE OUTLAWS par Charles Tyler avec Arne Forsen (p), Ulf Akerhielm (b) Gilbert Matthews (dm) CHARLES TYLER AND BRUS TRIO : AUTUMN IN PARIS Silkheart SHCD 118 (1988)

HELEN HUMES index 1 THEY RAIDED THE JOINT par L. Jordan & D. Burley avec Helen Humes, Arnett Cobb, Jay McShann, Al Casey, Roland Lobligeois, Paul Gunther Black & Blue BB 871.2 ND 215 (1973)

HERE HE COMES/LOVER MAN par Jimi Hendrix avec Noel Redding, Mitch Mitchell. ALBUM JIMI HENDRIX (1968) Mca MCD 11684

Hamhark and limer beans par Champion Jack Dupree avec Jacques Mahieux ALBUM WELCOME TO THE BLUES Epm Musique FDC 5503

AW ! COME ON par Oscar Pettiford (cello) avec Ray Copeland, Art Farmer, Al Grey, Julius Watkins, Dave Amram, Gigi Gryce, Benny Golson, Jerome Richardson, Sahib Shihab, Dick Katz, Whitey Mitchell, Gus Johnson. ALBUM THE OSCAR PETTIFORD ORCHESTRA Impulse GRP 11432 (1956)

CHEROKEE par Ray Noble avec Richie Kamuca Carl Perkins, Leroy Vinnegard, Stan Levey. ALBUM RICHIE KAMUCA Mod 102/VSOP 17 (1957)

CHEROKEE BOOGIE par M. Mullican & W. Redbird avec Bullmoose Jackson (ts voc) & his Bearcats : Sam The Man Taylor, Bill Doggett p. ALBUM INDIANS AND THE BLUESSagablues 982 077 5 (1951)

SQUAW SONG par Jim Pepper par Wayne Darling, Bill Elgart Album Jim Pepper Trio : Polar Bear Stomp Universal 986551-6 (1991)
On ne peut malheureusement plus écouter l'émission sur le site de Radio France...

vendredi 22 juin 2007

fiers d'etre indiens : Politique, identités, culture



éditorial du numéro de juin, juillet, août 2007 du courrier international hors série :

Montée de sève
Il y a encore cinquante ans, les peuples amérindiens étaient en plein dépérissement. On parlait même comme d’une évidence de leur irrémédiable disparition par voie d’assimilation. Après des siècles de massacres, d’exploitation économique et d’étouffement culturel, les premiers occupants du continent américain semblaient avoir perdu tout avenir. Certains d’entre eux disposaient certes de réserves, comme aux Etats-Unis, au Canada ou au Brésil, mais ces espaces protégés étaient souvent menacés par de puissants intérêts économiques. Ailleurs, sur les hauts plateaux andins ou dans les montagnes du Mexique ou du Guatemala, les populations indiennes – plus ou moins métissées – étaient en butte à une terrible misère et se faisaient décimer dans des combats sans espoir contre l’ordre des élites blanches. Mais le vent a tourné, et les Amérindiens font aujourd’hui preuve d’une formidable vitalité, comme on le découvrira tout au long de ce hors-série. L’heure n’est plus au désespoir et au renoncement, mais aux conquêtes politiques et à l’affirmation des identités ethniques. En Bolivie, avec Evo Morales, mais aussi en Equateur ou au Guatemala, on assiste à l’émergence du “pouvoir indien”. Aux Etats-Unis comme au Canada, on voit les tribus défendre leurs intérêts économiques avec une redoutable pugnacité. Et, un peu partout, on constate un redressement démographique spectaculaire. Phénomène qui est amplifié par le fait qu’une proportion croissante de métis choisissent, dans tous ces pays, de se déclarer autochtones plutôt que blancs lors des recensements. N’est-ce pas la meilleure preuve de cette nouvelle fierté d’être indien ?
Bernard Kapp

Sommaire :
Portfolio
Renaissance pour les Arhuacos

Hautes terres
La langue quechua, outil de la décolonisation / De la résistance au pouvoir/ L’Europe doit rembourser/ Etre indien dans les Andes/ Couronnement rituel pour Rafael Correa/ Cinq siècles d’histoire en héritage/ La Bolivie n’est pas majoritairement indienne !/ Un combat d’arrière-garde/ Une invention dangereuse/ Adultères et enterrées vivantes/ Les Ponchos rouges de Morales/ Le racisme à l’envers ne résoudra rien !/ Priorité au combat politique/ Retour sur le territoire des ancêtres/ La fin d’un ethnocide statistique/ Une diaspora de plus en plus solidaire/ Il faut faire reculer les préjugés racistes/ Les femmes wayuues en résistance

Amazonie
Qui est indien ? Qui ne l’est pas ?/ Pas de grands projets sans compensations/ Lula accusé d’inaction/ Renouveau culturel chez les Indiens Araras/ L’atlas des tribus du Brésil/ Chamanisme au féminin/ Le xipaia, une langue sauvée in extremis/ La musique guaranie revit/ Betty Mindlin, témoin privilégié/ Cessons d’infantiliser et d’idéaliser les Indiens/ Les tribus manquent de terres !/ Les Pataxós en révolte ouverte/ Avec les Pankararus de São Paulo/ Mortifères diamants/ Peut-on encore sauver les Nukaks ?/ Chez les jeunes, la modernité tue/ Pris au piège entre la guérilla, les paramilitaires et l’armée

Cartoons
En un mot et d’un trait

Grandes plaines
Quelques mythes à balayer/ Idiomes à sauver d’urgence/ Les réserves en plein boom économique/ L’atlas des populations/ Quarante ans de combat racontés par un Sioux/ Alcatraz, le moment décisif/ Le plus vieux village de tout le continent/ Des Peaux-Rouges de Hollywood au cinéma des Cherokees/ La justice par le dialogue/ Des cliniques en danger/ La fierté indienne en vitrine/ Interview : Une lente marche vers la reconnaissance/ Des pow-wows pour célébrer la vie/ Retour sur la terre des ancêtres/ Les plaisirs recherchés de l’identité/ Voix tribales sur les campus/ La preuve par le nom/ Un électorat très courtisé/ Interview : “Cessons de nous considérer comme des victimes”/ Bon client, bon Indien / L’atlas des territoires canadiens/ La loi sur les “sauvages” en question/ Génocide culturel dans les pensionnats

Terres arctiques
Obligés de parler l’inuktitut/ L’atlas des populations/ Le Ground Zero du réchauffement/ Les chiens de traîneau massacrés

Portraits
Bibliographie
Sources

exposition Premières nations, collections royales au musée du quai Branly

Pour la première fois, des objets-phares en rapport avec les populations indigènes du Canada et les Indiens des États-Unis sont rassemblés dans une exposition, conçue à partir d’une partie méconnue des collections du musée du quai Branly.
Recueillies aux XVIIe et XVIIIe siècles par des explorateurs, des officiers, des commerçants ou des missionnaires, les pièces ici regroupées ont fait partie des collections royales françaises. Costumes, ornements, armes et outils : l’exposition met l’accent sur l’originalité des créations Naskapi, Micmac, Huronnes, Mohawk ou Ojibwa, et mesure les changements auxquels les peuples autochtones d’Amérique du Nord ont été soumis à la suite de l’invasion européenne.


12 février – 13 mai 2007

catalogue : Premières nations, collections royales : les Indiens des plaines et des prairies d’Amérique du Nord, sous la direction de Christian Feest, 224 pages, coédition musée du quai Branly/Réunion des musées nationaux.


L’exposition ‘Premières nations, collections royales’ nous renvoie aux temps de la découverte des Indiens d’Amérique du Nord et de leur culture, à travers une sélection d’objets issus des collections du Jardin du roi rapportés aux XVIIe et XVIIIe siècles par des explorateurs, missionnaires et autres colonisateurs alors en poste en Nouvelle France et en Louisiane. Aménagée en trois parties consacrées respectivement aux vêtements et ornements, aux ustensiles utiles à la vie dans les forêts et dans les plaines, puis aux articles relatifs à la vie domestique, l’objet est ici introduit comme un vecteur de l’identité non pas d’un peuple mais de peuples hétérogènes, qui ont développé des spécificités formelles dans leurs art de vivre. Algonquins, Cherokees, Sioux, des noms qui résonnent dans notre imaginaire collectif comme des parenthèses magiques ; Dakotas, Delawares, Illinois nous rappellent aussi que ces peuples furent les premiers habitants légitimes des Etats-Unis et du Canada. Avis aux fans de "pocahontasseries" : mocassins, modèles de canoës et coiffes combleront leurs représentations d’Indiens fantasmés invoquant les esprits à l’aide de calumets, ornant leurs robes de scènes de guerre au tomahawk. Les idées reçues seront pourtant de courte durée, taries par de nombreuses descriptions sur la manière dont s’organisaient concrètement les sociétés indiennes, aussi sur la manière dont le contact avec les Occidentaux pervertit leurs coutumes et leurs techniques. Grands maîtres brodeurs, artisans du travail de la peau, la peignant, la perlant, la frangeant, les Indiens d’Amérique du Nord en utilisant des matières, des couleurs et des motifs symbolisant la nature entretenaient ainsi un rapport spirituel avec le divin. ‘Premières nations’ nous défie de confondre une fois de plus cet aspect avec une prétendue “sauvagerie” des peuples indiens.

émission du samedi 24 février 2007
Bons et mauvais « Sauvages » de l’Amérique Française



Emission diffusée sur France Culture à l’occasion de l’exposition le 24 février dernier :

Les collections royales, qui ont transité par le Museum, puis le Trocadéro, puis le Musée de l’Homme, pour aboutir au Musée du quai Branly, comportent de nombreux mocassins ojibwé, peaux de bison peintes, poignards de traite, lanières destinées à attacher les prisonniers promis à la torture (ou à l’adoption forcée)… ces objets nés des premiers échanges en terre nord-américaine disent l’intensité du contact entre voyageurs français et indiens de l’est et du nord de l’ « Amérique Septentrionale », en un temps où le commerce des fourrures faisait des premiers habitants les partenaires incontournable de la chasse au précieux castor. Les Français eurent-ils une perception spécifique de « l’Autre » ? La question reste débattue…

Invités

Gilles Havard. Historien, auteur de « Histoire de l’Amérique Française » (Flammarion)

Emmanuel Desvaux. Anthropologue, conseiller scientifique au Musée du Quai Branly, auteur de « Quadratura Americana » et de nombreux articles sur son « terrain » au nord du Canada

Pascal Riviale. Responsable des collections nord-américaines au Musée du Quai Branly

Christian Feest. Directeur du Museum für Völkerkunde (Musée d’Ethnographie) à Vienne

jeudi 21 juin 2007

bibliographie

Art, Culture & Développement mène un travail sur la culture amérindienne depuis plusieurs années maintenant et a réuni un certain nombre d'ouvrages et de documents sur l'art et la culture des autochtones qu'il est possible de consulter au local de notre association :

Les gardiens de la sagesse - Harvey Arden, Steve Wall - Editions du Rocher, Paris, 2000.

Les Gardiens de la Sagesse, ce sont les Indiens, aujourd'hui. Les auteurs les ont rencontrés juste avant la fin du millénaire. A travers leur quête, des représentants de nombreuses tribus s'adressent à nous, au monde, pour délivrer un message de sagesse, d'harmonie et de responsabilité. Parmi eux, deux grands hommes-médecine qui ont marqué le siècle, les Sioux oglalas Frank Fools Crow et Noble Red Man Mathew King. Par leurs paroles, ils nous rappellent leur identité propre mais aussi la nôtre, que nous avons occultée en oubliant nos traditions, mettant à mal notre milieu naturel et faussant nos relations avec lui. Fragiles dépositaires d'un savoir, d'une connaissance, remontant à plusieurs millénaires, le message des Indiens est précieux quant à notre avenir. Ils ne préservent pas leurs connaissances : ils les vivent ! Ce livre atteste que les cultures indiennes d'aujourd'hui, loin d'être fossilisées, éteintes, désagrégées et en proie au désespoir, demeurent plus que jamais vivaces. Le monde indien, dans son expression la plus authentique, est loin d'être révolu. Tous, avec un verbe inspiré et superbe, s'inquiètent du devenir de l'homme : " Qu'avons-nous fait de notre monde en bafouant les lois naturelles, celles qui régissent les relations de l'homme à la nature et au sacré ? Notre tragédie sera aussi la vôtre. "

Fools Crow - Thomas E. Mails - Editions du Rocher, Paris, 1994.

Frank Fools Crow, chef cérémoniel des Sioux tetons, est considéré comme le plus grand saint homme des cent dernières années. Neveu de Black Elk et chef tribal, il est décédé en 1989 à l'âge de 99 ans. Lors de ses rencontres avec Thomas E. Mails, Fools Crow lui avait demandé de ne pas révéler certaines choses de son vivant. Après "L'homme-médecine des Sioux", ce second livre d'entretiens recèle donc les révélations posthumes de Fools Crow. Jamais nous n'avions approché avec autant de simplicité et d'authenticité le sens du secret et du sacré cher aux Indiens. "Nous, les saints hommes, savons que nous faisons partie de l'histoire des Sioux et que, lorsque nous devenons de petits os creux, ce que les Puissances supérieures peuvent opérer en nous et à travers nous dans le domaine spirituel est illimité. Le pouvoir que nous recevons est destiné à accomplir des guérisons physiques et spirituelles, à prophétiser, à résoudre des problèmes et à retrouver des personnes ou des objets perdus. Il sert aussi à répandre l'amour, à tranformer, à assurer la paix et la fertilité. Il n'est pas destiné à nous donner du pouvoir sur les autres parce que la source du pouvoir, ce n'est pas nous. Il vient en nous et coule en nous, les petits os creux, mais il appartient à Wakan-Tanka et aux Auxiliaires."

L'héritage sacré des peuples amérindiens - Luc Bourgault - Les éditions de la Mortagne, Canada, 1985.

Curieusement, c'est une sagesse issue de la nuit des temps qui fournit ici des réponses à nos questions les plus actuelles. Avant la rencontre fortuite qui nous donna l'idée de ce livre, je connaissais Luc pour ses conférences sur la spiritualité amérindienne, ses activités de musicien et de thérapeute, mais je découvris chez lui encore plus : un visionnaire capable de nous initier dans un langage simple à une riche tradition millénaire empreinte d'un profond respect pour les forces de la Nature. Cet ouvrage passionnant nous propose une expérience à vivre dans le sens véritable de la communauté. Nous sommes en présence d'un trésor culturel que nous ne pouvons plus ignorer ; maintenant que nous sommes au seuil du juste choix ou de l'irréparable... La spiritualité amérindienne détient sans doute une partie de la réponse que l'humanité doit fournir au sphinx qui la presse.

L'enfant des temps oubliés - N. Scott Momaday - Gallimard, Saint-Amand, 1999.

A quarante ans, Locke Setman, artiste amérindien de premier plan, découvre avec amertume que succès est synonime de compromission. C'est pendant cette période de crise et de désillusion qu'il reçoit un télégramme : "grand-mère Kope'mah est morte, il faut venir le plus vite possible". Elevé loin de la réserve par son père adoptif, Locke Setman ne sait rien du passé de sa famille. Il ne sait pas davantage qu'en acceptant d'entreprendre ce voyage, c'est sa vie qui va être bouleversée avec la rencontre de Gry, chargée par Kope'mah de lui transmettre la médecine de l'ours. Roman de l'apprentissage et de l'acceptation, "L'enfant des temps oubliés" qui conjugue les traditions kiowas-navajos et la légende de l'Ouest sauvage, impressionne par la force de l'écriture et confirme plus que jamais N. Scott Modamay comme chef de file incontesté de la littérature indienne contemporaine.

La maison de l'aube - N. Scott Momaday - Gallimard, Saint-Amand, 1996.

Dans ce livre gorgé d'espace, d'infini, de violence, de cruauté et de mort, pas un personnage qui ne tente de voir l'au-delà et, quelquefois, y réussit. La maison de l'aube parle d'un temps presque révolu, retenu ici et là comme la robe sur laquelle on tire, le monde de la nature avce les nuages, la pluie, les arcs en ciel, les étoiles - quelque chose que nous avons cessé de voir et reconnaître ! A le (res)suciter, Scott Momaday excelle, comme il excelle à restituer l'ambiguïté du monde indien, en équilibre instable entre hier et aujourd'hui, le sacré et le profane, les dieux ou dieu, les dieux ou rien, le calumet de la paix et la cigarette, la noblesse et une déchéance...

Le chemin de la Montagne de Pluie - N. Scott Momaday - Gallimard, Saint-Amand, 1997.

"En un sens, le chemin de la Montagne pluie est avant tout l'histoire d'une idée, celle que l'homme se fait de lui-même, idée qui retrouve dans le langage son existence primitive et essentielle. La tradition orale qui l'a préservée a subi les assauts du temps. Il n'en subsiste que des bribes : mythologie, légendes, traditions et ouï-dire - mais l'idée elle-même demeure aussi primordiale et entière que jamais. C'est là le miracle." Dans ce livre, N. Scott Momaday raconte les mythes kiowas tels qu'il les a appris de sa grand mère et médite sur le sens qu'ils peuvent prendre à la lumière de l'histoire indienne contemporaine. Il décrit avec nostalgie le monde indien de son enfance. récits mêlés, empreints de poésie, de tendresse et de dignité.

Arts traditionnels des amérindiens - Michel Noël, Jean Chaumely - Hurtubise Hmh, Paris, janvier 2005, ISBN 2894287275 Illustrations couleur.

Au travers de leurs objets utilitaires ou sacrés, les arts traditionnels des nations amérindiennes expriment leur histoire, leur gastronomie et leur culture. S'appuyant sur une importante recherche iconographique, Arts traditionnels des Amérindiens explique le rôle et le sens des objets et des gestes - et évolue entre passé et présent, entre légendes et tours de main, entre rêve et réalité. On y trouve aussi des réponses aux questions pratiques : que visiter ? quoi acheter ? où l'acheter ? que manger ? comment le préparer ? Dans cette nouvelle édition revue et augmentée, Michel Noël, ethnologue et écrivain d'origine amérindienne, et Jean Chaumely, concepteur et historien, ont mis à nouveau leurs talents complémentaires au service de cet ouvrage magnifiquement illustré.

Prophéties indiennes - textes sélectionnés et traduits par Claude Dordis - Editions du Rocher, Collection Nuage Rouge, Paris 1995, ISBN-10 : 2268020053, ISBN-13 : 978-2268020051.

Il y a bien longtemps, mon peuple a reçu des enseignements relatifs à l'arrivée des Européens sur le continent. Il savait que si des étrangers venaient avec l'idée de partager nos connaissances spirituelles, si leur démarche était sacrée, nous pourrions alors vivre ensemble dans la paix et l'harmonie. Cependant, si nos enseignements spirituels se voyaient refusés, méprisés par ceux venus de l'autre côté des Grandes Eaux, alors les nations modernes s'effondreraient et agoniseraient dans la poussière.

Sagesse indienne d'hier et de demain - textes recueillis par Norbert S. Hill Jr, Oneida - Editions du Rocher, Collection Nuage Rouge, Lonrai, 1998, ISBN-10 : 2268028631, ISBN-13: 978-2268028637.

Rassemblés par Norbert S. Hill Jr, Iroquois oneida, ces citations et extraits de discours illustrent bien la philosophie des Indiens d'Amérique du Nord. Aphorismes, prophéties, conceptions du monde, valeurs humaines, sociales, morales, religieuses, métaphysiques, tout se présente ici sous le signe d'une cohérence géographique et culturelle ainsi que d'une intégrité qui, à elles seules, soutiennent et renforcent une société humaine. Sagesse indienne d'hier et de demain, ce titre dit bien ce qu'ont toujours formulé les Indiens : leur vision du monde est aujourd'hui, et pour l'avenir, la même que celle d'hier. Seuls ont changé les moyens et les apparences. De ce fait, nous voyons que si les peuples et les conditions de vie ont été radicalement bouleversés, les postulats et les orientations originels sont restés d'une constance surprenante et bien souvent visionnaires.

Les Navajos / les Hopis/ les Lakotas - Editions du Rocher, Collection Sagesse indienne, Paris, février 1996.



De mémoire indienne - Tahca Ushte, Richard Erdoes - éditions Pocket, Collection Terre Humaine, Paris,1989, ISBN-10 : 2266030507, ISBN-13: 978-2266030502.

"J'étais seul au sommet de la colline, j'étais assis dans la fosse de voyance, un trou creusé dans le sol, les genoux entre les mains..." C'est ainsi que le Sioux Tahca Ushte commence l'histoire de sa vie tourmentée. Son itinéraire, sa quête de savoir, dans ce "Tristes Tropiques" Sioux, passent par les montagnes sacrées où la parole du Grand Esprit Wakan Tanka est inscrite dans le roc, telles les tables de la loi. Le voyant-guérisseur décèle les aberrations de la société occidentale et raille la médiocrité des temps nouveaux, symbolisés par le dollar, cette "peau de grenouille verte". Initiés au plus profond du sacré, aux rites, à la voyance, au nombre d'or, à la médecine, les Indiens, affirme Tahca Ushte, de la naissance à la mort, sont pris dans les plis des symboles comme dans une couverture. Tahca Ushte n'écrit pas seulement un livre du passé. Il nous confie ici des mémoires d'avenir, un livre de vie et de sagesse puisé aux sources résurgentes de la tradition amérindienne.

Le Cercle sacré : Mémoires d'un homme-médecine sioux - Archie Fire Lame Deer, Richard Erdoes, Michel Valmaey - Albin Michel, Collection Espaces Libres, Saint-Amand Montrond, février 2000, ISBN-10 : 2226114483, ISBN-13 : 978-2226114488.

Le cercle sacré est le récit passionnant de la vie d'Archie Fire Lame Deer, fils de Tahca Ushte, l'auteur du célèbre De mémoire indienne. Après une enfance sioux passée sur la réserve de Rosebud, dans le Dakota du Sud, Archie fut tour à tour militaire en Corée, figurant et cascadeur à Hollywood, cow-boy et chasseur de serpents à sonnette. Mais cette existence, parfois difficile, qui l'amena à réexaminer les valeurs et la philosophie de son peuple, s'est transformée en une quête initiatique dominée par l'extraordinaire figure de son père. Engagé sur la voie de la tradition et de la spiritualité, Archie est devenu homme-médecine. Ce livre dévoile le sens des cérémonies sacrées du peuple sioux et décrit avec précision la cosmologie des Lakotas. Il nous fait également partager les interrogations et la spiritualité de cet homme d'exception, imprégné de sa religion et de sa tradition, mais dont la réflexion s'ouvre à l'humanité tout entière. Le cercle sacré prend alors les dimensions de notre planète.

projections vidéos du Wapikoni mobile



À Wemotaci, en 2001, Manon Barbeau scénarise un long-métrage de fiction avec des jeunes atikamekw. Leur potentiel créatif et leur grand sens de l'image la touchent. L'isolement et la détresse de certains d'entre eux aussi. Quelques années plus tôt, à Québec, dix jeunes de la rue, souvent rebelles, toxicomanes ou rencontrant des problèmes avec la justice, ont collaboré de façon extraordinaire à la scénarisation et à la réalisation de L'armée de l'ombre. Eux aussi l'ont profondément émue. Pour la réalisatrice, c'est au cœur même de ces rencontres qu'a pris racine le Wapikoni mobile. Pour offrir à plus de jeunes un lieu de rêve, de rencontres, d'expression, d'apprentissage, d'échange et de valorisation, elle a depuis consacré temps et énergie à élaborer ce projet. Véritable studio ambulant le Wapikoni mobile procure à des jeunes sans cesse plus nombreux la possibilité de s'exprimer en réalisant, seuls ou en groupe, des films ou des enregistrements musicaux. Le Wapikoni mobile est un véritable studio sur quatre roues qui a parcouru des milliers de km au cours des dernières années, et poursuit sa route. À chacune de ses escales, ses formateurs accueillent une douzaine de jeunes créateurs en tournage, en montage, en formation ou en visionnement.
Ce sont les films réalisés dans ce cadre qu'Art, Culture & Développement vous propose de découvrir, afin de vous confronter à cette réalité quotidienne, parfois difficile, parfois heureuse, souvent lucide, que rencontrent les autochtones, et tout particulièrement les jeunes. Des images bien éloignées de celles véhiculées par les westerns... Faîtes un tour via le lien présent sur ce blog vers leur site Internet.